Un tourisme responsable en voyageant à vélo

Une conférence au cœur de la campagne siennoise ouvre les portes de la quintessence des itinéraires, amateurs ou non, à vélo. Essayons de connaître et de comprendre les routes de la mobilité douce en Toscane un repère parfait pour comprendre l’ontologie du vélo et son lien avec la nature et la santé !

Le tourisme responsable sur deux roues

Un “d’Autore” de deux jours, pourrait-on dire. Oui, car lors de la troisième édition de la conférence “Idee Pedalabili”, à Sovicille, en novembre 2013, se sont succédé les plus grands experts italiens sur les principes éthiques, la responsabilité et la sécurité du cyclotourisme. Le titre du séminaire est, en soi, évocateur : une occasion précieuse de partager ces règles d’aménagement et d’éthique routière et de réécrire, avec les institutions et les usagers, un “pacte de civilisation” pour une cohabitation harmonieuse.

Samedi 17, le prix “Idee Pedalabili” a été décerné à Audax Bike Cilento et à la Fondation “Angelo Vassallo”, maire écologiste d’une des communes les plus caractéristiques du Cilento. La réunion s’inscrivait dans le cadre d’un débat plus large sur la sécurité des personnes dans la circulation routière, objectif principal de l’ordre social et éthique. Encourager un comportement rigoureux et respectueux et former continuellement les professionnels et les voyagistes est le seul antidote valable pour repenser les centres urbains à l’échelle des piétons et des cyclistes.

A Sovicille, il a, également, proposé un cadre d’intervention qui permet de mettre en œuvre des changements d’époque dans les villes en même temps que la révision structurelle du code de la route. Un hommage clair aux terres de Sienne suivi d’une table ronde animée par le Biciclub, qui a présenté les contenus du pacte de civilisation entre les usagers de la route.

Ecotourisme dans le Val di Merse, en vélo

Le Val di Merse est par excellence une terre de cyclistes et de cyclotouristes. Le “Grand Tour du Val di Merse”, un anneau qui traverse toute la vallée (150 km), par exemple, est un itinéraire à travers des routes parfaitement pavées et, dans une moindre mesure, des chemins forestiers qui serpentent à travers les bois et les lieux d’origine étrusque et romaine.

Les routes parsemées de cyprès vigilants décrivent succinctement les images que l’œil du cycliste a l’habitude de capter.

La vallée, en effet, offre une série d’itinéraires de difficulté variable. Les mêmes personnes de la presse, à l’occasion du parcours didactique de présentation (coïncidant avec la conférence) ont pu vivre pleinement l’esprit du vélo dans les zones urbaines et extra-urbaines, en s’essayant à une excursion culturelle à deux roues à l’intérieur des murs de Senso le samedi et ensuite, le jour suivant, au “girotondo di Sovicille”, un des itinéraires promus par la province. Une randonnée de trente kilomètres immergée dans les routes secondaires de la région, qui touche à certains des joyaux de la couronne du tourisme toscan.

Toute cette série d’interventions s’inscrit dans le cadre du projet plus vaste “Terre di Siena Green”, qui adopte des stratégies et des actions visant à la création d’un réseau provincial d’itinéraires cyclotouristiques, à la mise en œuvre de l’intermodalité vélo-train et à la protection des itinéraires cyclotouristiques avec la participation des associations et des municipalités.

La bicyclette est un moyen de transport à impact zéro, mais ses effets sur le système routier et sur l’ensemble de l’architecture de la mobilité globale ne sont pas aussi négligeables. Le comportement du cycliste, en somme, qu’il soit touriste, amateur ou professionnel, doit en quelque sorte trouver un “code”, une sorte de déontologie eucharistique à imprimer pour amener les deux roues dans la sphère de la “neutralité” environnementale.

Cela se passe dans le Val di Merse, aussi, grâce à la promotion, pendant les événements “bike”, des synergies gastronomiques-écologiques qui visent la diffusion d’une mentalité verte et responsable.

Par exemple, des rafraîchissements sont offerts le long du parcours et à la fin de la course, principalement avec des produits à chaîne courte (km 0), des zones de collecte des déchets sont installées près des points de ravitaillement le long du parcours, une collecte séparée des déchets est prévue près de tous les espaces de restauration, la nourriture est distribuée dans des sacs biodégradables, les panneaux temporaires le long du parcours de la course sont faits de matériaux recyclés ou naturels (par exemple, du bois) et les participants sont tenus de respecter le code de conduite susmentionné.

Le vélo, le véhicule écologique du futur ?

Les initiatives qui ont lieu dans votre pays sont louables, mais vous êtes encore loin de l’idée de mobilité durable qui est répandue en Europe.

Pensez à la Hollande, où une piste cyclable intelligente est étudiée et testée dans la ville d’Eindhoven. Le projet est, toujours, en cours de construction et devrait être prêt en 2014. Surprenant certaines anticipations : cette piste spéciale sera équipée d’une signalisation horizontale lumineuse et fournira des informations utiles sur l’état de la chaussée, son caractère glissant et la présence éventuelle de glace ou de neige.

En bref, l’avenir est tout proche et les équipements futuristes peuvent être un complément et une aide à la durabilité.

Et que dire de l’idée danoise de la ” Bike Highway “, l’autoroute pour vélos inaugurée en avril 2012 pour relier Copenhague à la banlieue, une initiative qui voit de nombreux cyclistes profiter de cet itinéraire qui constitue une excellente alternative de déplacement marquée par la mobilité durable. L’autoroute à vélo présente des avantages pour les déplacements sur de courtes distances, comme la réduction des éventuels ralentissements ; en outre, on s’attend à une amélioration progressive de cette infrastructure, qui sera bientôt dotée de services supplémentaires tels que des pompes à air tous les kilomètres et une augmentation de l’éclairage public.

Au Danemark, en effet, le projet peut compter sur le soutien des députés et des citoyens. Ici, en effet, la moitié des résidents utilisent normalement deux roues pour leurs déplacements et l’objectif est d’étendre encore plus cette bonne pratique. L’Allemagne et le Royaume-Uni encouragent, également, des initiatives de ce type et l’objectif est d’impliquer l’ensemble de l’Union européenne.

Alors pourquoi ne pas revivre, ensemble, la beauté du vélo, sa poésie, l’esprit de partage et l’amour du bon air, clair et propre dans une perspective de redécouverte d’un moyen ancien, mais en faisant un clin d’œil aux nouveautés et aux développements les plus passionnants de ce merveilleux moyen.

N’oubliez pas que le vélo est bon pour la santé !